Mon premier marathon
Quoi de neuf, docteurs?

Suite à la mésaventure de ma reprise de mardi, j’avais pris rendez-vous ce matin chez mon médecin du sport. Bilan de la consultation: il semblerait que ce soit un peu plus grave que prévu. Le doc’ m’a ainsi prescrit un rendez-vous pour une séance d’échographie des deux mollets. Suite à cet examen, on avisera.

C’est plus grave que prévu, mais ce n’est pas alarmant non plus. Ainsi, l’échographie va permettre d’identifier mon problème et ainsi de trouver le bon remède. Suite à cela, je risque d’avoir de nouvelles séances de kiné pour me permettre une rééducation des mollets. J’ai également rendez-vous mardi avec un ostéopathe, pour m’accompagner et m’aider à accepter mes nouvelles semelles. 

Autre rendez-vous prévu: le dentiste, que je rencontrerai le lundi 27 pour un check complet. Cela ne pourra que me faire du bien. 

Bref, beaucoup de spécialistes de santé à consulter en 15 jours, j’espère que cela sera bénéfique. Mais je peux déjà faire une croix sur le Paris-Versailles, et très sûrement les 20 km de Paris, auxquels j’étais inscrits.

Mais le tableau n’est pas si noir, mon médecin est confiant pour que je courre le prochaine MDP. Ouf, soulagé, mais va falloir guérir vite pour pouvoir débuter l’entrainement tout doucement puis monter en puissance. Sans craindre la blessure. Car depuis, même si je ne peux plus courir pour le moment l’appréhension de me faire mal est omniprésente dans mon quotidien.

Et vous, la blessure est-elle votre plus grande crainte?

On the road again!

Ca y est, après 3 mois de galères, je vois enfin le bout du tunnel. Lundi, j’ai profité du jour férié pour essayer mes nouvelles semelles, celles qui me permettront de ne plus souffrir de tendinites.

Première étape, enfiler les chaussures. Une fois aux pieds, j’ai l’impression d’avoir pris 5 cm. Il faut dire que le podologue a ajouté de l’épaisseur sous le talon, afin que je cours plus sur l’avant du pied. Un peu plus d’épaisseur également au niveau du médio-pied avant, vers les extérieurs. Je le ressens plus sur le pied gauche. C’était aussi cette jambe qui m’avait fait le plus souffrir.

Seconde étape, courir. Pour reprendre la course, je décide d’un petite sortie de 30 minutes. Rien de mieux qu’un tour du lac du Bois de Boulogne pour cet exercice. Je commence donc tout doucement, en mode jogging trankilou (un terme technique très connu des coureurs professionnels) de 10 minutes, puis étirements. Ensuite, j’accélère pour les 10 minutes suivantes. Je me retourne, et, surprise, personne ne me tire le maillot pour me retenir. Pourtant, c’est bien l’impression que j’ai. Et finalement, ce petit jogging est bien suffisant pour une reprise. Mais les prochains entraînements vont être durs. Très durs. Étirements puis retour à la maison, toujours sous le principe du “Jogging trankilou”.

Troisième étape, les sensations. Pendant la course, même si c’était dur, j’ai senti qu’il y en avait dans le moteur. Le fait d’être penché plus vers l’avant me permet de travailler plus les quadriceps. D’ailleurs, ils sont encore légèrement courbaturés, deux jours après. J’ai aussi retrouvé une sensation que je n’avais pas eu depuis un bon moment: la possibilité de bien dérouler la foulée. Lors de mes derniers entraînements avant ma blessure, mes pas étaient de plus en plus petits. Ils étaient finalement peut-être annonceurs de la blessure. Pour les mollets, je n’ai pas eu de douleur pouvant me rappeler la tendinite. Juste une sollicitation inhabituelle, due à la nouvelle position de mes pieds pendant la course.

Le bilan est donc assez positif avec ces semelles. Les 2 à 3 courses pas semaine pendant 2 semaines vont me permettre de m’habituer aux semelles. Si je vois qu’il n’y a pas de retour de tendinites, alors, je pourrai commencer, enfin, mon programme d’entraînement.

Rencontre sur le web…

Quand j’écris mon billet sur tumblr., je le fais tout d’abord pour moi: cela me permet de prendre du recul, d’avoir une vision large sur ma préparation. Cela me motive aussi. Mais j’écris aussi pour partager mon expérience, à travers une aventure géniale qui se clôture par une course d’un peu plus de 42 km. Mais surtout, l’écriture est un excellent moyen de faire des rencontres avec des passionnés de la course à pieds. Les objectifs sont souvent différents. Ainsi, certains se motivent à enfiler leurs baskets pour perdre du poids ou pour garder la ligne; d’autres se lèvent plus tôt, avant d’aller travailler, afin de s’entraîner et courir vers une performance personnelle, telle que courir un 10 km, un 15 km ou un semi-marathon, etc. dans un temps donné. Ainsi, beaucoup de personnes courent pour des objectifs différents mais chacun d’entre eux partage un point commun: le plaisir de courir.

Parmi les quelques internautes que j’ai pu rencontrer depuis que j’écris régulièrement sur ce blog (soit une semaine…), j’ai déjà pu faire des rencontres très sympathiques. Parmi elles, un passionné très présent sur la toile: Djailla (avec deux ailes) - http://blog.djailla.com.

Djailla a réussi à unir deux passions: le running et les technologies. Et quand il court, c’est avec une paire de Nike couplée avec l’iPod. Pas très satisfait, il développe Plotrun, une application PHP qui permet une meilleure exploitation des données du kit Nike+iPod (disponible ici: http://djailla.com/plotrun/). 

Je le remercie aujourd’hui pour son accueil chaleureux, puisqu’il m’a ouvert les portes de la blogosphère des runners en rédigeant hier cet article: http://blog.djailla.com/2010/04/18/encore-deux-nouveaux-sur-la-toile/

Je vous invite à lire ses articles très intéressants sur son blog http://blog.djailla.com, et vous pouvez aussi le suivre sur Twitter http://twitter.com/djailla.

Merci Djailla pour ta sympathie, j’espère pouvoir te rencontrer très prochainement lors d’une course. 

Lendemain de reprise: en sortant du lit, je repris conscience de l’existence de certains muscles…

Lendemain de reprise: en sortant du lit, je repris conscience de l’existence de certains muscles…

Courons à tâtons

Reprise, 6 semaines après la blessure. Il faut y aller doucement, les tendons peuvent encore être fragiles. Il ne faut pas que les tendinites reviennent. 

Lever, 7h00: j’applique ma crème Nok aux pieds, il ne s’agit pas de se faire des cloques dès le premier jour. Puis j’enfile le survêtement. Sans bruit. Tu dors encore, tu es bien blottie dans les bras de Morphée. Baskets chaussées, je prends les clés et mon iPhone, je glisse ma gourde dans la poche arrière, je t’embrasse sur le front et je claque la porte en silence pour ne pas te tirer de tes rêves.

Je profite de la descente des 7 étages pour enfiler les écouteurs, préparer mon appli GPS/chrono Trailguru. Je passe devant les miroirs du hall d’entrée, il faut vraiment que j’aille chez le coiffeur

Et c’est parti! Un peu dur de se lancer, les jambes ont perdu l’habitude. Je passe le Trocadéro pour prendre la direction de la Tour Eiffel, je descends sur les quais de la Seine pour rejoindre les Tuileries. 

S’étirer, absolument s’étirer. Après 10 minutes de course, premiers étirements. Les mollets ont l’air de fonctionner correctement pour le moment. Je reprends la course. Perdu dans mes pensées, je fais un tour des Tuileries, ça fait 30 minutes que je cours, je passe devant la pyramide du Louvre et je retourne sur les quais de la Seine. Les jambes sont lourdes, je commence à ressentir les 3 kg pris ces dernières semaines d’inactivités. S’étirer, s”étirer encore. 

50 minutes de course - 10,5km - 12,5km/h. J’ai peut-être couru un peu vite. 

J’ouvre la porte, tu es levée. Tu m’attendais pour prendre le petit déjeuner… j’enfile mon peignoir, encore transpirant. Je m’assois devant ma tasse de thé fumante, à tes côtés.

Départ pour le boulot dans 40 minutes.

11 avril 2010: Marathon de Paris

Un bourdonnement… lointain… Pas de tête de bois en ce dimanche matin mais un hélicoptère qui me tire doucement de mon sommeil. Mes neurones s’organisent lentement. J’ouvre les yeux. Les rayons du soleil percent les rideaux, c’est une belle journée qui s’annonce. 

Sans sortir du lit, je saisis ma télécommande et j’allume mon téléviseur. La chaîne publique retransmet en direct le marathon de Paris. Les coureurs foulent déjà le bitume depuis plusieurs minutes.

L’amertume m’envahit. Moi aussi j’aurai pu être là, faire parti de ces marathoniens, courant vers le même objectif, franchir une ligne d’arrivée après 42,2 km d’effort. Mais 5 semaines plus tôt, une semaine avant le semi-marathon de Paris, l’ultime étape de mon entrainement, tout s’écroule. Les tendons de mes mollets avaient lâché au 13e km de mon entraînement dominical. Verdict du médecin: tendinites, 1 mois de repos. “1 mois de repos”, cette phrase avait résonné dans ma tête. Je calculais toutes les possibilités pour pouvoir atteindre mon objectif, celui de courir mon premier marathon. Mais je devais me résoudre à l’abandon…