Mon premier marathon
Une carie dans les mollets?

J’ai pu lire à plusieurs reprises, sur des forums, des blogs, ou lors de discussions sur Facebook avec des runners, que des infections dentaires pouvaient être à l’origine des problèmes que j’ai aux mollets. En effet, l’infection contamine le sang qui circule ensuite dans les muscles, et notamment les mollets. 

Je n’ai jamais eu de problèmes au niveau de ma dentition, et la dernière fois que je suis allé chez le dentiste, cela remonte à… trop loin dans mes souvenirs. Aussi, peut-être ai-je attendu trop longtemps et une infection discrète s’est peut-être déclenchée. Le rendez-vous était donc pris ce matin pour faire une petite radio panoramique à 180° de mes quenottes. J’attends le verdict: oulalala! Il semblerait que je sois un très mauvais client. Ma dentition est parfaite (imaginez-vous le sourire Hollywood avec le dent qui scintille: c’est moi!). Juste un petit détartrage à programmer pour la fin de l’année mais rien de bien méchant.

Mes mollets ne souffrent donc pas de carie. Encore une cause possible de mes “souffrances” à barrer.

Néanmoins, au fur et à mesure des discussions avec les différents corps de la médecine, une hypothèse semble se consolider. Une hypothèse à laquelle mon inconscient ne voulait pas se confronter…

[la suite dans le prochain billet…]

Selon-vous, quelle est donc ma nouvelle hypothèse?


Courons à tâtons

Reprise, 6 semaines après la blessure. Il faut y aller doucement, les tendons peuvent encore être fragiles. Il ne faut pas que les tendinites reviennent. 

Lever, 7h00: j’applique ma crème Nok aux pieds, il ne s’agit pas de se faire des cloques dès le premier jour. Puis j’enfile le survêtement. Sans bruit. Tu dors encore, tu es bien blottie dans les bras de Morphée. Baskets chaussées, je prends les clés et mon iPhone, je glisse ma gourde dans la poche arrière, je t’embrasse sur le front et je claque la porte en silence pour ne pas te tirer de tes rêves.

Je profite de la descente des 7 étages pour enfiler les écouteurs, préparer mon appli GPS/chrono Trailguru. Je passe devant les miroirs du hall d’entrée, il faut vraiment que j’aille chez le coiffeur

Et c’est parti! Un peu dur de se lancer, les jambes ont perdu l’habitude. Je passe le Trocadéro pour prendre la direction de la Tour Eiffel, je descends sur les quais de la Seine pour rejoindre les Tuileries. 

S’étirer, absolument s’étirer. Après 10 minutes de course, premiers étirements. Les mollets ont l’air de fonctionner correctement pour le moment. Je reprends la course. Perdu dans mes pensées, je fais un tour des Tuileries, ça fait 30 minutes que je cours, je passe devant la pyramide du Louvre et je retourne sur les quais de la Seine. Les jambes sont lourdes, je commence à ressentir les 3 kg pris ces dernières semaines d’inactivités. S’étirer, s”étirer encore. 

50 minutes de course - 10,5km - 12,5km/h. J’ai peut-être couru un peu vite. 

J’ouvre la porte, tu es levée. Tu m’attendais pour prendre le petit déjeuner… j’enfile mon peignoir, encore transpirant. Je m’assois devant ma tasse de thé fumante, à tes côtés.

Départ pour le boulot dans 40 minutes.

11 avril 2010: Marathon de Paris

Un bourdonnement… lointain… Pas de tête de bois en ce dimanche matin mais un hélicoptère qui me tire doucement de mon sommeil. Mes neurones s’organisent lentement. J’ouvre les yeux. Les rayons du soleil percent les rideaux, c’est une belle journée qui s’annonce. 

Sans sortir du lit, je saisis ma télécommande et j’allume mon téléviseur. La chaîne publique retransmet en direct le marathon de Paris. Les coureurs foulent déjà le bitume depuis plusieurs minutes.

L’amertume m’envahit. Moi aussi j’aurai pu être là, faire parti de ces marathoniens, courant vers le même objectif, franchir une ligne d’arrivée après 42,2 km d’effort. Mais 5 semaines plus tôt, une semaine avant le semi-marathon de Paris, l’ultime étape de mon entrainement, tout s’écroule. Les tendons de mes mollets avaient lâché au 13e km de mon entraînement dominical. Verdict du médecin: tendinites, 1 mois de repos. “1 mois de repos”, cette phrase avait résonné dans ma tête. Je calculais toutes les possibilités pour pouvoir atteindre mon objectif, celui de courir mon premier marathon. Mais je devais me résoudre à l’abandon…