Mon premier marathon
30 minutes…

30 minutes. 1/2 heure. Moins de 5km. Plus de 6 minutes au kilomètre. Une reprise difficile. Avec le frein à main. Et parce qu’à peine chaud, il faut déjà s’arrêter. Mais contrairement à la dernière fois, cette fois-ci, ce n’est pas mes mollets qui ont pris la décision de dire stop. C’est moi!

Je suis encore loin de courir mon 1er marathon… Je suis loin des sorties de 30km que je faisais le dimanche lors de ma préparation au MDP2010, juste avant ma blessure. Cette blessure qui n’en fini pas. Qui est là, bien présente…

Pendant ma course, je ressens toujours une douleur au mollet, droit notamment. Et si je pars courir, c’est pour voir comment cela va réagir. Peut-être faut-il tout simplement muscler de nouveau, ou activer la circulation sanguine pour évacuer le mal. Dans tous les cas, mes foulées restent courtes; si j’allonge le pas, de légères douleurs me lancent dans les 2 mollets. Donc allons-y doucement. Je cours donc, j’essaie de courir en-dessous des 10km/h. Pas facile au début. Mais il faut, sinon, combien de temps d’inactivité encore?

Je fais le tour du Grand Lac du Bois de Boulogne. Enfin non. J’ai pour objectif de courir 30 minutes, pas plus. Pourtant je vois le bout du lac, qui annonce le retour, mais non. Ma forerunner annonce 15 minutes. Demi-tour.

Je cours sur la route du retour, j’arrive à me stabiliser sous les 10km/h. J’espère pouvoir arriver au bout sans m’arrêter. J’enchaine les pas, foulées courtes, l’une après l’autre. Je suis à l’écoute de mon corps. Ou tout simplement de mes mollets. Ca réagit, pas toujours de la manière la plus agréable. Mais j’avance, concentré. Et j’arrive, enfin. 30 min. Pas plus. Je m’arrête. Les mollets ont plus ou moins tenus. Je ne suis pas fou de joie, mais je suis content. Je verrai comment je me sens demain, puis mardi, pour ma prochaine sortie.

Je suis arrivé, pas d’étirements. Je suis passé de la première école à la troisième école en terme d’étirements. Moi qui avait l’habitude de m’étirer pendant l’échauffement, puis après un exercice, puis au retour, je suis passé à pas d’étirements du tout, comme me l’a conseillé ma nutritionniste. Pour voir… Après tout, je ne suis plus à ça près.

Mince les clés, j’ai oublié mes clés avant de partir. Et on a pas d’interphone. Heureusement que je pars toujours avec mon téléphone et une pièce d’identité (et oui, on ne sait jamais). Je peux appeler Lucie, qui pourra m’ouvrir et me questionner: “Alors?…”

Ma sortie Garmin

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